Perte de cheveux : repérez les signaux qui justifient un avis médical, chute diffuse, plaques ou éclaircissement progressif. Vous saurez quand consulter.…
Un peigne plus chargé que d’habitude, et la question revient : est-ce normal ?
Entre une chute de cheveux passagère et une perte à faire vérifier, la limite n’est pas toujours claire. Cet article vous aide à repérer les signaux d’alarme et à savoir quand vous inquiéter.
Perte de cheveux : quand s’inquiéter ? Les signaux d’alarme à connaître
Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est généralement normal
Chaque jour, le cuir chevelu compte des cheveux en pleine croissance, d’autres en phase de repos et d’autres encore en train de tomber. Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour relève donc, la plupart du temps, de ce cycle naturel.
Ce que vous voyez dépend aussi de vos habitudes. Si vous espacez les shampoings de plusieurs jours, les cheveux déjà détachés s’accumulent et partent tous ensemble sous l’eau. Le shampoing n’a pas provoqué leur chute : il n’a fait que les révéler.
Un éclaircissement ou une raie plus large méritent un avis
Une chute qui s’accompagne de certains changements justifie de consulter. Surveillez ces signes :
- une raie qui s’élargit
- un cuir chevelu de plus en plus visible
- un volume qui baisse nettement
- une chute qui s’accélère pendant plusieurs semaines
Une chute diffuse touche tout le crâne et donne une impression de perte générale de volume. Une chute localisée, elle, dessine une zone clairsemée, voire totalement dégarnie.
Un avis médical est recommandé rapidement si des plaques apparaissent brutalement. Il l’est aussi si des poignées de cheveux restent dans la main, si les sourcils ou les cils tombent, ou si les cheveux cassent à des longueurs différentes.
Une peau enflammée n’est pas un simple signe saisonnier
Rougeurs, squames épaisses, croûtes, boutons ou pus, démangeaisons ou brûlures : la chute n’est plus saisonnière. Une zone lisse et brillante, sans petits orifices visibles, peut évoquer une alopécie cicatricielle. Le follicule peut alors être détruit définitivement. Consultez un dermatologue rapidement.
Attention : une chute brutale avec un cuir chevelu rouge, gonflé ou douloureux, de la fièvre, des croûtes abondantes ou un écoulement ne doit pas attendre. Consultez sans tarder.
Une chute diffuse survient parfois après un épisode de santé
Le délai de deux à trois mois est fréquent
Dans l’effluvium télogène, un grand nombre de cheveux passent en même temps en phase de repos. Cela provoque une chute diffuse. Elle commence en général deux à trois mois après l’événement déclencheur.
Plusieurs situations peuvent la précéder :
- une forte fièvre ou une infection
- une intervention chirurgicale ou une hospitalisation
- un stress physique important ou un choc émotionnel
- une perte de poids rapide ou une hémorragie
Après un accouchement, la chute devient souvent visible vers le deuxième mois. Elle atteint généralement son maximum vers le quatrième. Elle reste habituellement passagère, et des soins ciblés, comme ceux proposés par des marques expertes telles que OMUM, peuvent accompagner cette période.
La chute diminue en général au bout de quelques mois. La densité retrouve souvent son niveau habituel en six à neuf mois. La longueur et le volume peuvent mettre plus longtemps à se reconstituer.
Une chute qui persiste mérite un bilan
Si la chute dure plus de six mois, revient par épisodes ou s’accompagne d’une fatigue inhabituelle, un bilan médical est utile.
Une carence en fer, un trouble de la thyroïde ou une maladie générale peuvent en être la cause. La plupart de ces situations se corrigent.
Les régimes très restrictifs, les pertes de poids rapides et les apports insuffisants en protéines ou en certains nutriments peuvent aussi perturber le cycle du cheveu.
Certains médicaments sont associés à une chute :
- traitements contre le cancer
- anticoagulants
- anticonvulsivants
- certains traitements hormonaux
- d’autres molécules agissant sur le cycle capillaire
Si la chute suit l’introduction ou la modification d’un traitement, notez les dates. Parlez-en à votre médecin prescripteur.
Attention : n’arrêtez jamais un médicament de votre propre initiative. La maladie qu’il traite peut elle-même expliquer la chute.
Certaines coiffures finissent par fragiliser les racines
Les coiffures qui tirent de façon répétée sur les cheveux peuvent provoquer une alopécie de traction. En cause :
- queues-de-cheval serrées
- tresses
- extensions
- chignons
- rajouts
Des douleurs, des démangeaisons, des rougeurs ou de petits boutons sont des signes d’une tension excessive. Des cheveux courts et cassés sur la ligne du front en sont aussi un signe. Desserrer rapidement la coiffure limite souvent les dégâts.
Les défrisages, les permanentes, les colorations répétées et les appareils très chauds fragilisent surtout la fibre. Des cheveux qui cassent ne signifient pas forcément que les follicules ont cessé de produire. Une traction prolongée peut, elle, laisser une perte durable.
Plaques et éclaircissement progressif relèvent de causes différentes
Les plaques rondes ne ressemblent pas à une chute diffuse
Une chute par plaques peut venir d’une pelade, d’une teigne, d’une traction répétée, d’un geste d’arrachage ou d’une maladie inflammatoire du cuir chevelu. Son aspect aide à les distinguer.
La teigne se confirme par un prélèvement qui recherche un champignon. Elle se traite avec un antifongique prescrit, souvent pendant plusieurs semaines. Évitez de la transmettre à vos proches.
La pelade forme le plus souvent une ou plusieurs plaques rondes, lisses et bien délimitées, sans squames. Elle peut aussi toucher la barbe, les sourcils, les cils ou d’autres zones pileuses.
L’éclaircissement progressif suit un autre mécanisme
L’alopécie androgénétique s’installe lentement. Elle vient d’une prédisposition familiale, de l’action des androgènes (des hormones présentes chez les femmes comme chez les hommes) et du vieillissement du follicule.
Chez l’homme, elle commence souvent par les tempes, la ligne frontale ou le sommet du crâne. Chez la femme, la raie s’élargit plutôt. La densité baisse alors de façon diffuse sur le dessus de la tête.
Une plaque lisse sans squames évoque une pelade. Des squames et des cheveux cassés orientent vers une teigne. Une perte lente avec une raie qui s’élargit fait penser à une alopécie progressive.
Le bilan médical oriente le traitement vers la cause identifiée
L’examen commence par l’histoire de la chute
Le médecin s’intéresse d’abord à :
- la date de début de la chute et sa progression
- sa répartition, diffuse ou localisée
- un éventuel accouchement, une maladie ou un régime survenu juste avant
- un nouveau médicament pris récemment
Il examine ensuite la densité des cheveux, la ligne frontale, les cheveux cassés, les sourcils et le cuir chevelu. Un test de traction peut l’aider à évaluer la chute, en observant combien de cheveux se détachent lors d’une légère traction.
Une prise de sang peut rechercher une anémie, une réserve en fer basse, un trouble thyroïdien ou une autre maladie. Elle est demandée quand l’examen et les symptômes le justifient. Elle n’est pas systématique devant une alopécie androgénétique typique.
Le traitement suit la cause
Le minoxidil peut ralentir certaines alopécies androgénétiques. Il favorise parfois une repousse partielle. Il s’applique sur le cuir chevelu selon la forme prescrite ou conseillée. Ses résultats se jugent après plusieurs mois.
Il peut irriter la peau et entraîner une pilosité indésirable. Au début, il peut accentuer légèrement la chute. Son effet ne dure que tant qu’on l’utilise. Demandez conseil avant de le commencer ou de l’arrêter.
Les compléments alimentaires ne remplacent pas le diagnostic. Le médecin peut recommander du fer ou un autre apport si une carence est confirmée. En l’absence de carence, une supplémentation peut être inefficace et présenter des risques.
Pour vous repérer, notez la date à laquelle la chute a commencé, son évolution et ce qui s’est passé juste avant. Si elle dure plus de six mois, revient par épisodes ou s’accompagne d’un des signes décrits plus haut, prenez rendez-vous avec votre médecin ou un dermatologue.